Parce qu’il estime le cadre juridique actuel insatisfaisant pour les malades souffrant de maladies graves et
incurables, mais dont le pronostic vital n’est pas engagé à court terme, le Comité consultatif national
d’éthique admet pour ces personnes en détresse la voie d’une « assistance au suicide établie dans un cadre
éthique ».

Dans son avis rendu public le 13 septembre 2022, il prône ainsi la possibilité d’un accès légal à une
assistance au suicide ouverte aux personnes majeures atteintes de maladies graves et incurables, provoquant
des souffrances physiques ou psychiques réfractaires, dont le pronostic vital est engagé à moyen terme.

Le comité précise néanmoins que les médecins devraient alors pouvoir bénéficier d’une clause de conscience, avec obligation de référer le patient à un autre praticien. 

Affaire à suivre.

Comité consultatif national d’éthique, avis n°139 du 13 septembre 2022

https://www.ccne-ethique.fr/sites/default/files/2022-09/Avis%20139%20Enjeux%20éthiques%20relatifs%20aux%20situations%20de%20fin%20de%20vie%20-%20autonomie%20et%20solidarité.pdf